Le plantin : cette mauvaise herbe qui soulage 24 maladies

A force de la voir et de la piétiner, vous ne la remarquez plus. Cette plante se trouve pourtant partout : sur toutes les pelouses, dans la fissure d’un mur, au bord de la route, au milieu d’un chemin de terre…

Si cette plante n’était si commune, elle se vendrait à prix d’or.

Car, comme l’avait déjà découvert Pline l’Ancien, cette « mauvaise herbe » soulage pas moins de 24 maladies. Si vous apprenez à la récolter et à la préparer, vous pourrez profiter de toutes ses propriétés thérapeutiques :

    • En application externe, elle calme les inflammations de la peau et des muqueuses comme l’érythème fessier par exemple. Elle est aussi radicale contre les furoncles;
    • Elle soulage les piqûres d’insectes quand elle est appliquée sous forme de cataplasme fait à partir de feuilles fraîches mastiquées ;
    • C’est un excellent remède anti-poison et anti-venin: les anciens racontaient que les belettes, avant d’engager un combat contre les vipères, se roulaient dans ses feuilles pour s’immuniser ;
    • Elle accélère la cicatrisation des plaies grâce à ses propriétés astringentes (c’est-à-dire qui resserre les tissus) ;
    • Ses propriétés antihistaminiques en font un puissant anti-allergique, à condition d’en boire des infusions en cure de plusieurs semaines avant le début des allergies saisonnières ;
    • Elle facilite la respiration: on la prescrivait même aux tuberculeux ;
    •  Elle est efficace pour toutes les affections respiratoires : toux sèche, inflammation de la gorge, rhinopharyngite, toux asthmatiforme, et même bronchite aiguë;
    •  En bain de bouche, elle soulage l’inflammation des gencives, les caries douloureuseset les abcès dentaires;
    •  Elle agit sur les inflammations du système digestif (œsophage, intestins, estomac) ;
    •  Grâce à ses vertus dépurative et diurétique, elle agit sur le foie et les reins.
    •  Elle est hémostatique, c’est-à-dire qu’elle contribue à l’arrêt des saignements. En tisane ou en teinture, elle permet de limiter les règles abondantes et les saignementsde plaies ;
    •  Ses graines sont reconnues pour leurs propriétés laxatives.
    • Elle calme les hémorroïdes douloureuses en application sous forme de macérat huileux ;
    • Elle facilite l’extraction de corps étrangers dans la peau comme les échardes;

Nos Anciens le savaient. Alexandre le Grand lui-même soignait ses migraines avec cette herbe miraculeuse. Ce trésor de la nature, c’est le plantain.

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Mais qui sait encore comment le reconnaître et le préparer ?

C’est là le malheur de notre civilisation moderne. Nous avons perdu tout contact avec la nature. Et, au moindre bobo, nous nous précipitons sur les remèdes tout-prêts et standardisés vendus en pharmacie.

Pendant ce temps, le savoir de nos ancêtres disparaît en silence.

Si nous ne faisons rien, nous sommes condamnés à dépendre des puissants de ce monde – les géants pharmaceutiques – pour nous soigner.

Mais vous pouvez changer les choses. Aujourd’hui vous avez la possibilité de reprendre votre santé en mains et de réapprendre à vous soigner par vous-même.

Et je vais vous montrer comment faire.

Ce n’est pas sorcier. Vous n’avez pas besoin d’avoir un diplôme de phytothérapeute ou de botaniste pour commencer à vous soigner par les plantes.

Je vais vous expliquer comment démarrer votre propre pharmacie naturelle, ouverte 7j/7, 24h/24. Vous pourrez aller chercher sur votre balcon ou dans votre jardin de quoi traiter :

  • Les problèmes de peau,
  • Les coups, blessures, hématomes,
  • Les bronchites, sinusites et autres affections respiratoires
  • Les problèmes digestifs,
  • Les maux de gorge, les aphtes, les caries,
  • La conjonctivite
  • Le stress
  • Les troubles du sommeil,  (cliquez pour voir l’article de mon amie Marie Ogilvy)
  • Les hémorroïdes

Reprenons l’exemple du plantain. En apprenant par des gestes simples à préparer un cataplasme, un macérat huileux ou même une simple tisane, vous aurez un allié de choix pour aborder ces 24 problèmes de santé par vous-même.

Et le plantain n’est qu’un modeste exemple de toutes les possibilités que nous offre la nature.

En vous initiant aux secrets des plantes, vous ne regarderez plus votre pelouse et même les jardins publics comme avant.

Ne jetez plus le plantain et ses autres mauvaises herbes !

Je vous ai parlé de cette mauvaise herbe qu’est le plantain. Mais votre jardin recèle d’autres trésors :

  • Le pissenlit : c’est la terreur des jardiniers et pourtant, dans cette plante, tout est utile : la racine, les feuilles et même les fleurs. Diurétique, reminéralisante, c’est aussi un excellent tonique pour le foie. Il est délicieux en salade bien-sûr, mais aussi cuit à la vapeur ou en soupe ! Le latex laiteux contenu dans les tiges aide à faire disparaître les verrues.
  • L’achillée millefeuille: antiseptique, anti-inflammatoire et astringente (c’est-à-dire qu’elle raffermit et tonifie les tissus). En préparant une teinture, vous pourrez soulager les contusions en l’appliquant sur la peau. Elle favorise aussi la sudation et vous pouvez l’utiliser en tisane pour accompagner une fièv Anti-spasmodique, elle soulage les crampes menstruelles et d’estomac. Vous pouvez fabriquer un baume pour apaiser les hémorroïdes et les jambes lourdes : elle ressert et raffermit les vaisseaux sanguins.
  • La prêle : c’est une alliée précieuse pour l’ostéoporose grâce à ses propriétés reminéralisantes.
  • L’ortie : les Grecs et les Romains cultivaient plus d’hectares d’ortie que de n’importe quelle autre plante. Ils l’utilisaient pour se nourrir, se soigner et même s’habiller ! Une fois chauffées, séchées ou écrasées, les feuilles ne sont plus urticantes. C’est l’une des plus fabuleuses herbes médicinales : elle peut être utilisée en cas de goutte, de rhumatismes, d’anémie, d’épuisement, de troubles menstruels, de problèmes cutanés, d’allergies. Sa racine est aussi un puissant remède pour les problèmes de prostate. Et pour ne rien gâcher, vous pouvez même la manger : savoureuse, elle est riche en fer, en calcium et en protéines.
    • Le pourpier : riche en vitamine C et en oméga-3, il est au menu du fameux régime crétois. Il réduit l’hypertension artérielle, est antibactérien, a une action diurétique et c’est un excellent vermifuge.

Vous voyez qu’avec ces cinq plantes, vous pouvez déjà soulager une vingtaine de maladies !

Sans y penser, simplement en désherbant votre jardin, vous ferez votre récolte de plantes pour vous soigner.

Pour vous guider dans cette aventure, j’ai fait appel à Marie Ogilvy, une expert des plantes médicinales.

En suivant ses conseils, vous serez surpris de voir à quel point il est facile et amusant de préparer vos baumes, vos teintures, vos sirops, vos gélules et vos tisanes – surtout si vous les préparez avec des plantes que vous avez fait pousser vous-même.

Avant de vous en dire plus, je vous livre déjà quelques-unes de ses astuces pour faire vos premiers pas.

Démarrer votre pharmacie naturelle

Comme vous le feriez pour vos fruits et vos légumes, vous pouvez cultiver votre propre « potager médicinal ».

Vous avez sous la main, selon les saisons, les différentes parties utiles de la plante, sans avoir à courir à chaque fois au magasin. Vous savez précisément ce que vous mettez dans vos préparations et pouvez choisir les parties de plantes de la meilleure qualité.

Si vous n’avez pas le temps ou si vous n’avez pas la main verte, Christophe Bernard vous indiquera dans quelles herboristeries ou sur quels sites internet vous pouvez vous procurer les plantes séchées.

Mais, pour commencer, un simple balcon suffit.  Avec un peu de créativité, vous serez surpris de voir tout ce qui peut pousser chez vous.

Certaines plantes médicinales peuvent être cultivées en pot comme par exemple :

  • La mélisse: calmante et anxiolytique, elle doit être consommée fraîche pour ne pas perdre ses propriétés. Vous pouvez concocter une tisane qui calme les maux d’estomac et les coliques, en y ajoutant quelques feuilles de cataire.
  • • La camomille allemande: aussi appelée matricaire, c’est un prodige de la nature. Malgré sa douceur, elle est extrêmement puissante. Efficace pour l’arthrite et les affections inflammatoires, elle soutient aussi les systèmes nerveux et digestif. En tisane, elle est apaisante, facilite l’endormissement et favorise la digestion. En huile, elle détend les courbatures musculaires.
    • Le basilic sacré: aussi appelé tulsi en Inde, il est vénéré tel un dieu depuis plus de trois mille ans. Vous pouvez l’ajouter dans vos plats mais il est surtout intéressant pour ses vertus médicinales : c’est un formidable tonique qui aide à retrouver vitalité et vigueur. C’est une plante carminative (qui réduit les fermentations et les gaz) qui soulage les crampes intestinales.
    • Le souci ou calendula officinalis: il cicatrise les plaies en favorisant la régénération et la croissance cellulaires. Antiseptique et anti-inflammatoire, il aide à prévenir les infections. Il stimule le drainage lymphatique et élimine les congestions. Vous pouvez préparer en quelques minutes une huile de calendula avec des fleurs et de l’huile d’olive pour calmer l’eczéma et les éruptions cutanées. En bain de bouche, une teinture diluée de souci soigne les aphtes et les inflammations buccales.
    Certaines plantes médicinales se plaisent même toute l’année à l’intérieur.

Il serait dommage de vous priver de ces remèdes naturels, qui respectent votre corps et l’aident à guérir.

Car, contrairement aux médicaments, les plantes médicinales ne se contentent pas de faire taire les symptômes : elles réveillent en vous votre propre processus d’autoguérison.

Activez votre propre autoguérison

Alors que la plupart des médicaments attaquent uniquement les virus et les bactéries, certaines plantes agissent de manière plus subtile : elles soignent votre « terrain ».

Si vous souffrez de migraines fréquentes par exemple, un anti-douleur est utile pour soulager temporairement le mal de tête. Mais la migraine reviendra plus tard, plus fort.

A l’inverse, une plante commune de nos jardins, la partenelle ou grande camomille, agit en traitement de fond : elle réduit le nombre de crises et diminue l’intensité des migraines.

D’autres plantes nous aident à nous adapter à tout type de stress psychologique ou physique. C’est ce qu’on appelle les plantes adaptogènes : elles sont capables de « repérer » les dysfonctionnements du corps et de réguler les mécanismes en surchauffe ou en sous-capacité.

Ainsi l’ashwagandha et le ginseng sont capables de stimuler le système immunitaire pour renforcer les mécanismes de défense naturelle et accompagner la guérison.

Mais ce n’est pas tout ce dont les plantes sont capables.

Chaque fois que vous soignez par exemple vos articulations, des douleurs dans le ventre, vos artères ou votre vessie… les plantes agissent favorablement sur d’autres parties de votre corps, y compris votre énergie, votre sommeil ou votre moral.

Elles font passer les médicaments pour des nains de jardin
La plante forme une « pharmacie globale », une espèce de formule complète qui peut soulager et prévenir les maladies.

Dans sa composition chimique, la plante contient plusieurs principes actifs différents, dont les diverses actions sont complémentaires. C’est ce qu’on appelle le totum de la plante.

Chez certaines plantes, ces molécules se renforcent l’une l’autre. Si on utilise ces molécules isolées – comme c’est le cas pour les médicaments chimiques, l’efficacité de la plante est beaucoup plus réduite.

Une équipe de chercheurs a démontré par exemple que l’armoise annuelle (Artemisia annua) était plus efficace contre le paludisme sous forme de totum que les traitements actuels, qui associent un extrait de la plante, l’artémisinine, à un médicament antipaludéen, le Mefloquine.[1]

Et ce n’est pas le seul atout des plantes.

En apprenant à les assembler entre elles, vous profitez de « synergies » qui décuplent l’efficacité du remède et son assimilation.

C’est le cas du curcuma : ses principes actifs, les curcuminoïdes, sont assimilés plus facilement par notre organisme lorsqu’ils sont associés à la pipérine du poivre.

Des traitements naturels qui vous ressemblent

Patiemment, il vous explique comment tirer un maximum de bienfaits de chaque plante, comment la récolter, la préparer, la conserver. Il décortique chaque recette en vous montrant les gestes précis à exécuter.

En le regardant faire, vous apprenez à reproduire la préparation et vous avez la satisfaction de vous sentir plus autonome, jour après jour.

Grâce à l’enseignement pratique de Christophe Bernard, vous ne dépendrez plus uniquement du système médical et des traitements formatés de l’industrie pharmaceutique.

 

Si vous vous dites que vous avez le temps avant de vous lancer, permettez-moi d’insister. Il y a urgence : certains remèdes à base de plantes sont désormais introuvables en pharmacie !

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